• exposition Louis-Le-Grand et vernissage

    L'exposition Patrice Chéreau à l’œuvre. Années de jeunesse a été conçue par le lycée Louis-le-Grand où Patrice Chéreau a animé la compagnie théâtrale du lycée pendant ses études. 
    Commissariat de l'exposition : Alain Berland, Marie-Françoise Lévy, Myriam Tsikounas

     

    Au cœur du Quartier Latin, elle vise un large public pour faire découvrir au plus grand nombre une œuvre de jeunesse déjà riche.
    Maquettes, dessins, photographies…  permettront aux visiteurs de comprendre le travail de Patrice Chéreau
    dans ses années de jeunesse.

    L’exposition a pu être réalisée grâce à Jean-Pierre Vincent, Michel Bataillon, Fabrice Crélerot, Gérard Desarthe, François Dunoyer, Sylvie Fischer, Emmanuel Machuel. Elle a aussi bénéficié du concours des Archives municipales d’Erlangen, de l’IMEC et de l’Ina, elle se déroulera du
    8 novembre au 11 décembre 2016 

    123, rue Saint-Jacques, 75005 Paris

    tél. 01 44 32 82 00

    Elle sera ouverte au public de 14 h  à 17 h
    les samedis et dimanches avec une entrée sur présentation d'une carte d'identité

    Le vernissage a eu lieu le 7 novembre 2016 – voir ci-dessous dans
    lire la suite

    Lundi 7 novembre 2016 a eu lieu le vernissage de l'exposition 

    exposition Louis-le-Grand et vernissagePatrice Chéreau à l'œuvre. Années de jeunesse (1959-1968)

    suivi d'une table ronde qui a réunit  Michel Bataillon, André Diot, François Dunoyer, Serge Pauthe, Hélène Vincent, Jean-Pierre Vincent.
    Modérateur était  Alain Berland

     

    au lycée Louis-le-Grand
    123, rue Saint-Jacques Paris
    75231 cedex 05
    Tél.  01 44 32 82 00

    Contact : alain.berland@louislegrand.eu

    Télécharger « flyer exposition LLG.pdf »

    En septembre 1959, après avoir étudié au Collège Montaigne, Patrice Chéreau entre en classe de seconde au lycée Louis-le-Grand. Il y parfait sa culture littéraire et obtient son baccalauréat de philosophie. Si sa scolarité reste discrète, il n’en va pas de même de son activité théâtrale au sein de l’établissement. Celle-ci possède une longue histoire singulière, réactivée depuis 1946 par Jean Lescale, agrégé de lettres, qui lui donne son nom de Groupe Théâtral Louis-le-Grand. Dans ce cadre appliqué mais modeste, destiné aux amateurs mais qui attire de nombreux lycéens, Patrice Chéreau observe, dessine, prend des notes et devient tour à tour décorateur, éclairagiste, maquilleur, maître de cascades, figurant ou acteur. Peu à peu, avec l'aide de son camarade Jean-Pierre Vincent mais sans avoir reçu de véritable formation professionnelle, il s'aventure hors des sentiers battus pour construire un itinéraire personnel qui va le conduire d'une simple activité de loisirs à la direction d'un théâtre.

    L'exposition « Patrice Chéreau à l'œuvre : Années de jeunesse 1959-1968 » propose de retracer en images ce parcours hors-norme qui va de l'arrivée dans le groupe théâtral du lycée Louis-le-Grand, jusqu'au départ du Théâtre de Sartrouville, en passant par l’aventure de deux festivals universitaires, d’une « résidence » au Théâtre de Gennevilliers et de tant d'autres événements. Elle permettra de présenter de nombreux documents et objets inédits.

     


     

    exposition Louis-le-Grand et vernissage"J’ai choisi le théâtre parce qu’il était à portée de la main. Je n’ai pas eu envie de jouer, mais de faire des spectacles. En troisième, au lycée Montaigne, je voyais arriver les affiches du groupe de théâtre amateur de Louis-le-Grand et je me disais ‘J’irais les voir quand j’y serai’. En seconde, personne ne voulait de moi car j’étais très introverti, et faire du théâtre est devenu une thérapie incroyable. Je n’étais même pas mauvais élève, tout m’intéressait, mais j’étais seul, j’avais des problèmes de relations, pas d’amis, je me renfermais en moi. Et quand j’ai commencé à faire du théâtre, je me suis senti un autre homme, un autre jeune homme. Je me suis sorti de l’ornière dans laquelle j’étais."

    Patrice Chéreau

    Les Inrockuptibles
    8 novembre 1995

     

     

     

     

    © Archives Jean-Pierre Vincent. 

    Vous pouvez réécouter sur France Culture, l'émission Hors champs de Laure Adler
    diffusée le 9 septembre 2015

    Semaine spéciale PATRICE CHÉREAU (1/5) : Les débuts, du lycée Louis-le-Grand au Théâtre des Amandiers

      

    1er spectacle monté au lycée Louis-le-Grand – 1964

    L'Intervention de Victor Hugo

    Edmond peint des éventails, Marcinelle est brodeuse. Ils sont jeunes et courageux mais la pauvreté et les privations leur pèsent. Ils se disputent. Edmond est alors troublé par l'irruption de Mademoiselle Eurydice, une chanteuse entretenue par le baron de Gerpivrac qui, de son coté, décide de séduire Marcinelle... Sauront-ils résister à la tentation d'une vie plus facile mais superficielle ?

     Le deuxième en 1965

    exposition Louis-le-Grand et vernissageFuenteovejuna de Felix Lope de Vega

    Au centre, Hélène Vincent dans le rôle de la paysanne Laurence, Fuente Ovejuna de Lope de Vega (1965), festival d’Erlangen, archives municipales d’Erlangen. © Stümpel-Klein. 

    L'action se déroule au xve siècle, à l'époque de la guerre de succession au trône de Castille entre Isabelle la Catholique et Juana la Beltraneja. Le titre de la pièce est le nom d'une villa de la province de Cordoue, possession de l'Ordre de Calatrava. Fernand Gómez de Guzmán, Commandeur de l'Ordre, s'y comporte en seigneur tyrannique, maltraitant ses vassaux, abusant sans scrupule des femmes. […].

    Le drame se fonde sur un fait réel, qui eut lieu en avril 1476. […].

    L'action dramatique entrelace habilement deux séries d'événements, les exactions et les abus du Commandeur d'une part, et les péripéties de la rivalité entre l'Ordre de Calatrava et les Rois catholiques, d'autre part. Quant à la vie champêtre de Fuenteovejuna, ses habitants, les amours de Laurence et de Frondoso sont évoqués avec autant de fraîcheur et de pittoresque que d'humour ou d'ironie. L'action guerrière et politique, en toile de fond, n'en exerce pas moins son influence sur les tonalités et la signification d'un drame où destins collectifs et destinées individuelles prennent autant de relief les uns que les autres.

    Dans l'opposition entre le pouvoir royal et celui des seigneurs féodaux, Fuenteovejuna exalte sans ambiguïté l'idéal monarchiste. La violence révolutionnaire, la dimension subversive ou les aspirations démocratiques, qui se manifestent tout au long de l'action, ont cependant été mises en valeur au xixe siècle et ont contribué au succès de cettecomedia. Si cette lecture est assurément anachronique, il n'en reste pas moins que la mise en scène et la célébration de la révolte d'une population opprimée par un pouvoir injuste contribuent à donner à ce drame sa permanente actualité.

    Bernard SESÉ, « FUENTEOVEJUNA, Felix Lope de Vega ». In Universalis éducation [en ligne]. Encyclopædia Universalis, consulté le 3 octobre 2016. Disponible surhttp://www.universalis-edu.com/encyclopedie/fuenteovejuna/ 

    exposition Louis-le-Grand et vernissage

    La Neige au milieu de l'été 
    et
     Le Voleur de femmes

    En novembre 1967 au théâtre de Sartrouville, Patrice Chéreau met en scène les pièces chinoises de Kuan-Han Ching, avec leur invraisemblable décor composé de trappes, poulies, filins…
    décorateur Richard Peduzzi

    éclairage : André Diot
    costumes : Jacques Schmidt 

    Elle est jouée par Jean-Pierre Vincent  (Lu-Chai-Lang), Yves Savel (Chang), Jean Benguigui (Li-Sou), Hélène Vincent (Femme de Li), Serge Pauthe (Kuei), Louba Guertchikoff (Femme de Kuei), Rémy Germain (Garçon Doré), Sylvie Fischer (Demoiselle de Jade), Jean Pierre Bagot (Le Policier), Jean-Pierre Vincent (Garçon Joyeux), Charlyne Pattier (Douce Demoiselle), Jean Pierre Bagot (Le Préfet Pao), Yves Savel (Yen-Shuang-Mei)…

    Ici La Neige au milieu de l'été de Guan Hanqing, 1967 © Nicolas Treatt.

     

    exposition Louis-le-Grand et vernissageDe 1965 à 1968, le Festival mondial de théâtre universitaire de Nancy enthousiasme le public nancéien.

    Robert Abirached, critique de théâtre au Nouvel Observateur, écrit en 1965 : «Vingt-cinq troupes venues de vingt et un pays différents, un public d’une extraordinaire ferveur, et dans l’air, une fièvre croissante, communicative, autour du même objet : le théâtre.»

    Patrice Chéreau y était…

     


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